Samedi 6 décembre 2025 à 11h, l’association Paris historique vous propose la visite des beaux passages autour du Palais-Royal dans la féérie de Noël
Prochaine visite : date, lieu et point de rencontre
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Samedi 6 décembre 2025
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Visite de : Barbara BRO
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RV : Place Colette, kiosque des noctambules
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Métro : Palais-Royal, sortie n°5
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Heure : 11h00
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Tarif Adhérents : 10€
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Tarif non Adhérents : 15€
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Enfants & - 26 ans : 7€
L’histoire des passages couverts autour du Palais-Royal à Paris
Les passages couverts de Paris, véritables joyaux architecturaux et témoins d’une époque révolue, prennent leur essor au début du XIXe siècle. Autour du Palais-Royal, ils incarnent une révolution dans la conception de l’espace urbain, alliant fonctionnalité et esthétisme. Ces galeries marchandes couvertes ont été construites pour répondre aux besoins croissants d’une société en mutation, marquée par l’industrialisation, l’essor de la bourgeoisie et l’évolution des pratiques commerciales.
Le Palais-Royal : berceau des passages couverts
Le Palais-Royal, situé au cœur de Paris, joue un rôle central dans l’émergence des passages couverts. Avant même l’apparition de ces galeries, le Palais-Royal était déjà un lieu de promenade, de divertissement et de commerce. Au XVIIIe siècle, le jardin du Palais-Royal devient un centre névralgique de la vie parisienne grâce à Philippe d’Orléans, duc de Chartres, qui transforme les abords du palais en espace commercial. Il fait construire des galeries bordant le jardin, où s’installent des boutiques, des cafés et des salles de jeux. Cette réorganisation préfigure l’avènement des passages couverts.
Les premiers passages autour du Palais-Royal
Le premier passage couvert construit à Paris est le Passage des Panoramas, en 1799, mais c’est autour du Palais-Royal que les galeries trouvent leur pleine expression. Le Passage du Perronnet (aujourd’hui disparu) et le Passage Vivienne, inauguré en 1823, figurent parmi les exemples les plus emblématiques. Ces galeries offrent une alternative aux rues boueuses et mal éclairées de l’époque, permettant aux Parisiens de se promener, faire leurs achats ou socialiser dans un environnement protégé des intempéries.
Le Passage Vivienne, conçu par l’architecte François-Jean Delannoy, incarne l’élégance de cette époque. Ses sols en mosaïque, ses colonnes décorées et ses verrières en font un lieu raffiné, prisé par la bourgeoisie et les amateurs de luxe. Situé à deux pas du Palais-Royal, il attire rapidement une clientèle prestigieuse.
Une innovation urbaine et commerciale
Les passages couverts révolutionnent la vie parisienne en introduisant un nouveau mode de consommation. Ils concentrent sur un espace réduit une diversité de commerces : librairies, boutiques de mode, cafés, galeries d’art et même cabinets de curiosités. Les vitrines en verre permettent d’exposer les marchandises de manière attrayante, une innovation qui favorise le lèche-vitrines, pratique encore inédite à l’époque.
Ces galeries deviennent également des lieux de sociabilité, où les Parisiens se retrouvent pour discuter, flâner ou admirer les dernières nouveautés. L’éclairage au gaz, introduit dans certaines galeries, renforce leur caractère moderne et attractif.
Le déclin et la redécouverte
Au milieu du XIXe siècle, l’émergence des grands boulevards et des grands magasins, sous l’impulsion du baron Haussmann, marque le déclin des passages couverts. Leur popularité diminue au profit des nouvelles formes de commerce et des espaces plus vastes et modernes. Nombre d’entre eux tombent en désuétude ou disparaissent.
Cependant, à partir du XXe siècle, un regain d’intérêt pour ces espaces apparaît. Classés pour certains au titre des Monuments historiques, les passages couverts, comme le Passage Vivienne, sont restaurés et réhabilités. Aujourd’hui, ils constituent un patrimoine unique, témoignant du Paris de la première moitié du XIXe siècle.



