Construit entre 1656 et 1658 par Jean Boullier de Bourges, l’exceptionnel hôtel Aubert de Fontenay ou « hôtel Salé », qui abrite le musée Picasso, doit prochainement s’agrandir d’un bâtiment contemporain destiné à abriter 800 m2 dédiés aux expositions temporaires.
Dans le cadre d’un concours international d’architecture et de paysage lancé par le ministère de la Culture, et dénommé « Picasso 2030 », les candidatures ont été closes le 6 juillet dernier. Le jury désignera le 7 septembre les cinq candidatures retenues pour la seconde phase, qui devront ensuite soumettre une proposition de projet. Le lauréat devrait être désigné en janvier 2027, pour un chantier qui devrait débuter à l’automne 2029.
Cette nouvelle aile, surmontée d’un toit-terrasse végétalisé, doit s’implanter le long de l’actuel jardin du musée et du square municipal Léonor-Fini, réunis en un seul jardin destiné à accueillir des sculptures. Rien ne semble indiquer pour l’instant s’il sera édifié le long de la rue des Coutures-Saint-Gervais ou à l’emplacement des bâtiments qui bordent actuellement le jardin et le square au sud.
Les projets n’ayant pas encore été déposés, il est également impossible de connaître à ce stade l’architecture du futur bâtiment. Selon le site Internet du musée Picasso, « cette construction devra s’intégrer dans un contexte patrimonial protégé et réglementé tout en étant un véritable objet formel en soi »…
Rappelons que l’hôtel Salé est classé au titre des monuments historiques et inclus dans le site patrimonial remarquable du Marais. Aussi l’adjonction d’un bâtiment contemporain dans cet ensemble exceptionnel devra-t-il susciter la plus grande vigilance des autorités en charge de sa préservation, en particulier l’architecte des bâtiments de France du secteur et la direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France.
Antoine Boulant



