Lundi 27 avril 2026 à 14h15, l’association Paris historique vous propose la visite de l’hôtel de Beauvais, chef d’œuvre du XVIIe siècle (pièce d’identité obligatoire)
Prochaine visite : date, lieu et point de rencontre
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Lundi 27 avril 2026
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Visite de : Philippe TARLÉ
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Pièce d'identité obligatoire
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46 rue François Miron (75004)
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Métro Saint Paul - Bus 96, 76, 69
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Heure : 14H15
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Tarif Adhérents : 10 €
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Tarif non Adhérents : 15 €
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Enfants & - 26 ans : 7 €
L’Hôtel de Beauvais, chef d’œuvre du XVIIe siècle. Des maisons d’abbayes cisterciennes à la cour administrative d’appel de Paris : 8 siècles d’histoire parisienne
Entièrement classé, ce chef d’œuvre de l’architecture du XVIIème siècle est un rare exemple d’hôtel particulier Baroque.
Au Moyen-âge, la maison de ville de l’abbaye de Chaalis
Nous commencerons par une introduction à l’accueil de l’association Paris historique (46 rue François Miron) afin d’évoquer les transformations de Paris au Moyen-Age et l’histoire des « maisons de ville » des abbayes cisterciennes dans le quartier Saint-Paul / Saint-Gervais. Nous visiterons à l’hôtel de Beauvais le cellier du XIIIème siècle de l’ancienne maison de ville de l’abbaye royale cistercienne de Chaalis, dont le cellier a été déblayé par les bénévoles de l’association Paris Historique, de 1967 à 1971.
Une petite histoire dans la grande Histoire
Madame de Beauvais est un personnage haut en couleurs, dite « Catheau la Borgnesse », première femme de chambre d’Anne d’Autriche et sa confidente fait construire cet hôtel de 1655 à 1660, grâce aux libéralités de la reine. Celle-ci la récompense du succès d’une mission délicate : déniaiser le jeune Louis XIV ! Elle engage un jeune et génial architecte – Antoine Le Pautre qui saura s’accommoder avec brio d’un terrain exigüe. C’est du balcon de l’hôtel fraichement construit, qu’Anne d’Autriche, Mazarin et la Cour assisteront en 1660 à l’entrée triomphale de Louis XIV et sa jeune épousée, Marie-Thérèse. Malheureusement, les époux Beauvais mourront ruinés.
La visite de l’hôtel de Beauvais se fera par les parties du XVIIème siècle, restées en l’état : le vestibule en rotonde, introduction à la cour théâtrale, le précieux escalier ovale suspendu, l’escalier d’honneur et la grande salle du tribunal au 1er étage (sauf audience en cours) La visite sera émaillée d’explications chronologiques, stylistiques et d’anecdotes.
XVIIIème siècle : importantes transformations mais qui respectent en partie l’architecture de Le Pautre
Au XVIIIème siècle, l’hôtel sera remis au goût du jour par le célèbre architecte Robert de Cotte pour la façade, son premier étage sur rue, son aménagement intérieur et les commodités nouvelles par ses nouveaux propriétaires. Un locataire célèbre y séjournera de novembre 1963 à avril 1964 : le jeune Mozart et sa famille. Malheureusement, rien ne subsiste des décors fastueux de cette époque.
XIXème siècle : l’hôtel est dénaturé
L’hôtel est largement défiguré par les nouveaux propriétaires pour multiplier les appartements en intercalant des étages nouveaux.
XXème siècle : les heures sombres
Le 29 mars 1918, le quartier Saint-Paul est bombardé par les allemands. A L’église Saint-Paul, le bilan est lourd : 91 morts et 68 blessés. Un obus tombe également dans la cour de l’hôtel de Beauvais, crève le sol et la voute d’une cave médiévale ou il explosera, mais sans faire de victime. En 1942, l’administrateur provisoire de l’hôtel propose à la Ville de Paris l’achat de l’hôtel pour 1 300 000€, mais en 1943, l’hôtel est réquisitionné par arrêté du 1er mars 1943.
Dans les décennies suivantes, très délabré, le bâtiment tarde à être restauré.
Les associations pour le Festival du Marais et Paris historique s’installeront dans les deux boutiques du rez-de-chaussée (côté est) de 1972 à 1989 pendant les travaux de restauration de la maison d’Ourscamp (44-46, rue François Miron).
XXIème siècle : la renaissance
Après de nombreux projets avortés, la Ville de Paris concèdera un bail emphytéotique au Conseil d’Etat pour y loger la Cour administrative d’appel de Paris après 3 ans de travaux en 2003. Ce qui explique la rareté des visites hors des journées du Patrimoine.
Pour celles et ceux qui le souhaitent, nous terminerons la visite par le cellier gothique de la maison d’Ourscamp en cours de restauration (46, rue François Miron).



